L’explosion des exigences ESG : vers une mesure “tout terrain” de l'impact
Depuis les années 2020, les exigences ESG se sont considérablement renforcées. Les critères, autrefois réservés à quelques pionniers, sont intégrés dans la quasi-totalité des grandes entreprises cotées (le CAC 40 cumule aujourd’hui plus de 400 rapports non financiers par an, selon l’AMF). L’Europe, avec sa réglementation CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive), impose dès cette année une transparence accrue aux grandes sociétés, bientôt étendue aux ETI.
- Environnement : émissions carbone, biodiversité, gestion de l’eau… Avec des objectifs désormais opposables.
- Social : parité, inclusion, qualité de vie au travail, relations aux parties prenantes locales.
- Gouvernance : lutte contre la corruption, composition des conseils, transparence des rémunérations.
Ce changement de braquet implique une mobilisation inédite des directions RSE, mais aussi des métiers (finance, RH, achats). Les critères ESG ne sont plus isolés : ils servent à objectiver la finalité et la pertinence des actions au prisme de la théorie du changement.
Une étude PwC 2023 révèle que 79% des investisseurs mondiaux ajustent leurs décisions en fonction de la performance ESG déclarée et vérifiée (source PwC).