Pourquoi ces œuvres sont-elles en accès libre ? Un peu d’histoire urbaine
Dès sa création dans les années 60-70, Paris La Défense a été pensée comme une vitrine de la modernité française… mais aussi un lieu de vie. Pour éviter la monotonie du tout-béton, promoteurs et architectes imposent la présence d’œuvres majeures au pied de chaque tour. Ce principe, baptisé le 1% artistique (pour chaque projet de construction, 1% du budget est dédié à l’art public – source : Ministère de la Culture), a permis de constituer peu à peu cette collection hors norme.
Aujourd’hui, ces œuvres font partie du décor, mais aussi de la vie du quartier : elles servent de lieu de rendez-vous, de repère spatial, parfois même de terrain de jeu ou de méditation urbaine. Elles incarnent le pari d’insérer la créativité et la poésie dans l’espace public, tout en les rendant accessibles à tous, sans condition.
À noter : chaque année, de nouvelles pièces intègrent la collection ou sont temporairement installées lors d’événements artistiques comme Les Extatiques (exposition d’art contemporain en plein air chaque été depuis 2018 — source : Les Extatiques, Paris La Défense).